Usages publics du passé

, par Theis Valérie

Sabina Loriga (EHESS), David Schreiber (ENS), Olof Bortz (chercheur invité à l’EHESS)

S1 et S2, 6 ECTS

 

En 2010, Robert Paxton écrivait que « le néofascisme rassemble au fascisme classique par sa crainte de la décadence nationale, sa xénophobie, et son penchant pour la manière forte. Il en diffère par son libéralisme économique, l’absence d’un projet expansionniste ou guerrier, et son acceptation générale des régimes en place ». Il réfléchissait également sur la possibilité d’un renouveau du fascisme dans les pays démocratiques : « Une catastrophe économique, ou une crise aiguë de la sécurité nationale, pourrait donner des opportunités au fascisme, même dans les démocraties les plus enracinées. Ainsi comprise, l’époque du fascisme n’est pas révolue, même s’il revient sous un autre nom ». La situation politique actuelle nous force à aborder, dans le cadre de notre réflexion sur les usages publics du passé, deux questions : le fascisme constitue-t-il un concept général ou bien un phénomène historique spécifique ? Peut-on, aujourd’hui, parler d’un « retour » du fascisme ?

Inscription pédagogique et renseignements  : sabina.loriga@ehess.fr  ; david.schreiber@ens.fr

 

HORAIRE ET LIEU : 1°, 3°, 5° MARDI DU MOIS DE 13H À 15H À L’EHESS (LE LIEU EXACT SERA PRÉCISÉ SUR LE SITE DES ENSEIGNEMENTS DE L’EHESS), À PARTIR DU 5 NOVEMBRE 2019

VALIDATION : TRAVAIL ÉCRIT OU PRÉSENTATION ORALE DANS LE CADRE DU SÉMINAIRE