Publication des travaux des élèves et étudiants sur la dénazification de l’Allemagne

, par Theis Valérie

Le département d’histoire est heureux de vous annoncer la sortie de l’ouvrage publié sous la direction de Sébastien Chauffour, Corine Defrance, Stefan Martens, Marie-Bénédicte Vincent, La France et la dénazification de l’Allemagne après 1945, Bruxelles, Peter Lang, 2019.

Après une introduction de Marie-Bénédicte Vincent ("La dénazification de l’Allemagne en zone française d’occupation : quelle spécificité ?"), vous trouverez dans ce volume les articles des élèves et étudiants de l’ENS qui suivent :

- Valentin Bardet : "Un projet de commission d’épuration de la radio"

- Marius Bruneau : "Epurer la littérature : Georg Leyh et le cas de la bibliothèque universitaire de Tübingen, 1945-1946"

- Gabrielle Laprévote : "Les administrations face à l’épuration. Etude du cas de l’Assistance sociale à Rottweil"

- Coline Perron : "Questionnaires de domestiques à Lindau dans l’Allemagne de l’après-guerre : le cas Walburga Schäfler

- Eric Pesme : "La procédure de dénazification du colonel Erich Blankenhorn, directeur du Musée militaire de Bade/Badisches Armeemuseum".

 

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en Allemagne et en Autriche occupées, les Alliés mettent en œuvre des politiques de dénazification. Dans ce cadre, une épuration judiciaire, administrative et professionnelle est conduite dans chacune des quatre zones d’occupation des deux pays. Les pratiques épuratoires varient selon les secteurs professionnels et les régions. Si l’on observe une homogénéisation croissante dans le futur territoire de la RFA, passant notamment par l’association des Allemands à l’entreprise, la dénazification n’est jamais uniforme.

Cet ouvrage collectif présente la dénazification menée en zone française d’occupation en Allemagne principalement. Il met l’accent sur les points communs, les différences et les interactions avec les pratiques menées dans les trois autres zones. Grâce à de nouvelles sources désormais accessibles, il est possible de saisir au plus près les réalités de l’épuration et les conditions de la transition démocratique après le nazisme. Car l’ambition de la dénazification est immense  : sanctionner pénalement les criminels, neutraliser les élites fonctionnelles ayant servi le régime nazi, évaluer la compromission politique de plus de 8,5 millions d’Allemands membres du NSDAP, mais surtout – essentiel pour l’avenir – réformer et démocratiser la société allemande et, en accord avec cet objectif, réintégrer progressivement la plupart de ceux qui avaient été écartés au lendemain de la guerre. Avec le recul, si l’épuration a parfois été jugée bien limitée à l’Ouest, en zone française notamment, la démocratisation est un acquis durable de l’après-1945.